Affiche Festival des Jardin Chaumont-sur-Loire 2026

Lauréate du Festival international des Jardins de Chaumont-sur-Loire (2026)

Le Fabuleux Jardin d'Amélie Poulain - Parcelle 25

L'introduction au projet

Pour beaucoup de paysagistes, le Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire est un rêve. Pour moi qui suis née en Touraine, c’est un peu plus que cela. C’est un lieu où je me promenais enfant, émerveillée par les jardins des châteaux de la Loire, sans imaginer qu’un jour j’y construirais mon propre jardin.

Le 30 juin 2025, un simple mail est venu bouleverser mon quotidien : l’appel à candidatures de la 35ᵉ édition du Festival, dont le thème était « Le jardin fait son cinéma ».

Très vite, une évidence s’est imposée. Si je voulais rendre hommage au cinéma, ce serait au cinéma français. Et le film qui s’est immédiatement invité dans mon esprit fut Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain.

J’aime tout dans ce film : ses personnages attachants, les couleurs sépia qui enveloppent chaque scène, les objets du quotidien qui prennent vie, les citations qui invitent à la réflexion, l’humour subtil de Jean-Pierre Jeunet, la narration d’André Dussollier et, bien sûr, la musique de Yann Tiersen. Pianiste dans ma jeunesse, j’ai longtemps joué Comptine d’un autre été : L’après-midi. Quelques notes suffisent encore aujourd’hui à me replonger dans cet univers si singulier.

Restait alors le plus difficile : transformer un film de deux heures en un jardin de 210 m².

J’ai revu Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain à plusieurs reprises, non plus comme une simple spectatrice, mais avec le regard d’une conceptrice paysagiste. Carnet à la main, j’ai recensé les couleurs, les objets emblématiques, les citations, les décors, les émotions et les ambiances qui font l’identité du film.

Peu à peu, une évidence est apparue : plutôt que de raconter toute l’histoire d’Amélie, j’allais en retranscrire six éclats. Six tableaux paysagers, inspirés de six moments marquants de sa vie, pour inviter le visiteur à redécouvrir toute la poésie de cet univers.

Je vous invite maintenant à découvrir comment le cinéma s’est peu à peu transformé en paysage.

Affiche, Le fabuleux jardin d'Amélie Poulain Marion Cintré

Le Concours

Composition technique et magique

Après avoir analysé le film, il fallait désormais transformer toutes ces idées en un projet paysager cohérent.

Mon intention n’était pas de reproduire les décors du film, mais d’en retranscrire l’essence. J’ai donc imaginé un parcours composé de six tableaux, chacun inspiré d’un moment emblématique de la vie d’Amélie Poulain. Reliés par un cheminement en falun stabilisé, ces univers invitent le visiteur à redécouvrir le film au travers du langage du paysage.

Chaque tableau possède sa propre identité, construite autour d’une palette végétale, d’objets emblématiques et de citations soigneusement choisies. Les couleurs sépia, omniprésentes dans le film de Jean-Pierre Jeunet, ont naturellement guidé la composition végétale afin de plonger le visiteur dans cette atmosphère si singulière, entre nostalgie, poésie et fantaisie.

Les documents de conception présentés ci-dessous — plan masse, coupes, axonométrie et plans de plantation — témoignent du travail de réflexion réalisé avant même le premier coup de pelle. Ils constituent la traduction technique d’un univers cinématographique devenu, peu à peu, un véritable projet de paysage.

Une direction artistique au service du paysage

L’Ambiance générale du jardin

Avant de dessiner le moindre massif, j’avais besoin de définir l’univers du jardin. Mon objectif n’était pas de reproduire le film, mais d’en retranscrire la poésie et les émotions à travers le langage du paysage.

J’ai ainsi imaginé un parcours composé de six tableaux, chacun évoquant un moment marquant de la vie d’Amélie Poulain. Reliés par un cheminement en falun stabilisé, ces univers invitent le visiteur à redécouvrir le film autrement, grâce à une palette végétale, des objets emblématiques et des citations soigneusement choisis.

Pour plonger le visiteur dans cette atmosphère dès les premiers pas, le jardin est enveloppé d’une palette aux teintes sépia, véritable fil conducteur du projet. Les Miscanthus ‘Purpurascens’ et ‘Little Miss’, les Kniphofia ‘Orange Vanilla Popsicle’, les pavots d’Islande et les Erigeron karvinskianus composent une scène végétale chaleureuse, inspirée de la lumière si caractéristique de l’univers de Jean-Pierre Jeunet.

Les planches d’ambiance ci-dessous ont accompagné toute la phase de conception. Elles m’ont permis de traduire progressivement les couleurs, les textures, les végétaux et les émotions du film avant même de réaliser les premiers plans techniques.

 

Palette végétale ambiance générale du jardin

La jeunesse d’Amélie

J’ai souhaité ouvrir la visite par l’enfance d’Amélie, une période fondatrice où son imagination devient son plus fidèle refuge. Entre le jardin de son père, le mausolée de coquillages dédié à sa mère, les framboises fraîchement cueillies et les jeux d’enfant, ce premier tableau invite le visiteur à retrouver cette poésie naïve qui traverse tout le film.

La palette végétale privilégie des feuillages généreux et des textures douces, portées par les Hosta, les Heuchera ‘Caramel’, les Hellébores ‘Viv Elsa’ et le Juncus ‘Spiralis’, dont les formes évoquent le monde imaginaire d’Amélie. Le Malus ‘Royal Gala’, conduit en palmette, rappelle le verger du père, tandis que les Rubus idaeus ‘Sumo 2’ invitent le visiteur à partager l’un des petits plaisirs d’Amélie : cueillir des framboises au fil de sa promenade.

C’est également ici que le visiteur fait la rencontre du célèbre nain de jardin. Comme dans le film, il entreprendra un véritable tour du monde et réapparaîtra au fil des tableaux, transformant la visite en une petite enquête ponctuée de clins d’œil à l’univers d’Amélie Poulain.

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Émotion recherchée : Retrouver son âme d’enfant.

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Palette végétale La jeunesse d'Amélie

Les petits plaisirs d’Amélie

Le deuxième tableau rend hommage à ces petits bonheurs du quotidien qui font toute la poésie du film. Qui n’a jamais eu envie de casser la croûte d’une crème brûlée avec le dos de sa cuillère, de plonger la main dans un sac de grains ou de faire des ricochets sur l’eau ? Ces instants simples, presque anodins, deviennent sous le regard d’Amélie de véritables moments de bonheur.

J’ai souhaité retranscrire cette douceur à travers une palette végétale lumineuse et chaleureuse, composée notamment de Coreopsis ‘Moonbeam’, Achillea millefolium ‘Terracotta’, Achillea ‘Credo’, Cosmos atrosanguineus, Hemerocallis ‘Hyperion’, Briza media, Stipa calamagrostis ‘Allgäu’ et de plusieurs Pennisetum. Leurs floraisons dorées, orangées et vanillées évoquent les couleurs chaleureuses du film, tandis que leurs mouvements au gré du vent apportent légèreté et douceur à la scène.

Une citation accompagne naturellement ce tableau :

« Sans toi, les émotions d’aujourd’hui ne seraient que la peau morte des émotions d’autrefois. »

Elle rappelle que les plus beaux souvenirs naissent souvent des plaisirs les plus simples.

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Émotion recherchée : Apprendre à savourer les petits plaisirs de la vie.

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Palette végétale Les petits plaisirs d'Amélie

Le Café des Deux Moulins

Le troisième tableau plonge le visiteur dans l’un des lieux les plus emblématiques du film : le Café des Deux Moulins. Véritable cœur de l’histoire, il symbolise les rencontres, les confidences et ces petits instants suspendus où le temps semble ralentir.

Pour recréer cette ambiance chaleureuse et rétro, j’ai imaginé un espace où les sens sont sollicités. Le tapis de cosses de café diffuse une légère odeur torréfiée, tandis que les chaises de bistrot, les bouteilles anciennes et le tintement de la cloche à l’entrée de ce tableau invitent le visiteur à faire une pause, comme s’il entrait, lui aussi, dans le café d’Amélie.

La palette végétale accompagne cette atmosphère avec les Salvia coccinea, Salvia ‘Rêve Rouge’, Coreopsis verticillata, Oenothera fruticosa, Knautia macedonica, Heuchera ‘Chocolate Ruffles’, ‘Cappuccino’, ‘Mahogany’, Ophiopogon ‘Nigrescens’ et quelques touches de Pelargonium ‘Chocolate’, dont les feuillages et les floraisons prolongent les teintes rouges, brunes et dorées du décor.

La célèbre citation du film accompagne naturellement ce tableau :

« C’est l’angoisse du temps qui passe qui nous fait tant parler du temps qu’il fait. »

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Émotion recherchée : Prendre le temps de savourer l’instant présent.

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Palette végétale Le Café des Deux Moulins

Nain en voyage à Moscou

Comme dans le film, le célèbre nain de jardin poursuit son tour du monde. Après avoir quitté le jardin du père d’Amélie, il fait escale devant la cathédrale Saint-Basile de Moscou, poursuivant son incroyable voyage avant de réapparaître dans le tableau suivant.

Nain à Moscou

L’Épicerie d’en bas

Le quatrième tableau rend hommage à l’épicerie de Collignon, l’un des lieux les plus emblématiques du film. Véritable concentré de vie parisienne, elle évoque les marchés de quartier, les étals colorés, les parfums des fruits et légumes frais et ces petits commerces où chacun prend encore le temps d’échanger quelques mots.

Pour retranscrire cette ambiance généreuse, j’ai imaginé un espace mêlant fruits, légumes, aromatiques et fleurs colorées. Les cagettes en bois débordent de végétaux comestibles et invitent le visiteur à redécouvrir la richesse d’un marché où les couleurs, les parfums et les saveurs éveillent naturellement les sens.

La palette végétale associe les Cynara scolymus, Citrus × limon ‘4 saisons’, Solanum lycopersicum, Musa basjoo, Rosmarinus officinalis, ainsi que les Cosmos bipinnatus, Zinnia ‘Queeny Lime Orange’, Zinnia ‘Benary’s Wine’, Calendula officinalis et le Tournesol nain ‘ProCut Gold’, pour composer une scène abondante, vivante et chaleureuse.

C’est également dans cette scène qu’Amélie prend la défense de Lucien, le jeune assistant épicier, régulièrement moqué par Monsieur Collignon en raison de sa naïveté et de sa simplicité. Derrière son regard bienveillant, Amélie voit un homme profondément attachant et lui adresse l’une des répliques les plus marquantes du film :

« Vous, au moins, vous ne risquez pas d’être un légume, puisque même un artichaut a un cœur. »

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Émotion recherchée : Retrouver la générosité, la bienveillance et le plaisir simple de partager.

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L'épicerie d'en bas

Nain en voyage à New York

Au détour du chemin, le célèbre nain de jardin poursuit discrètement son incroyable voyage et fait cette fois-ci escale à New York, devant l’Empire State Building, avant d’accompagner le visiteur vers le tableau suivant.

Nain à New-York

Le Photomaton

Le cinquième tableau invite le visiteur à franchir une nouvelle étape de sa promenade. Comme dans le film, il pénètre dans le photomaton en traversant un premier rideau, avant d’en ressortir par une seconde arche. Entre ces deux passages, le temps semble suspendu.

J’ai souhaité détourner l’esprit du photomaton pour en faire un véritable mur des souvenirs. Les célèbres portraits du film laissent place aux visages de celles et ceux qui ont participé à la réalisation du jardin, tandis que la palette végétale est présentée sous forme de planches botaniques, comme un hommage aux plantes qui, tout au long du parcours, racontent l’histoire d’Amélie.

La palette végétale, composée notamment des Heuchera ‘Black Taffeta’, Echinacea purpurea ‘Big Kahuna’, Geum ‘Totally Tangerine’, Helenium ‘Moerheim Beauty’ et Gillenia trifoliata, accompagne cette ambiance graphique en prolongeant les teintes chaudes et sépia du jardin.

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Émotion recherchée : Rendre hommage à celles et ceux qui donnent vie aux jardins : les femmes, les hommes… et les plantes, véritables acteurs de cette aventure.

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Le Photomaton

Nain en voyage au Cambodge

Au détour du chemin, le célèbre nain de jardin poursuit son incroyable périple et fait cette fois-ci escale à Angkor, au Cambodge, avant d’accompagner le visiteur vers le dernier tableau.

Nain au Cambodge

L’Élan du Bonheur

Le sixième et dernier tableau célèbre le moment où Amélie décide enfin d’écouter son cœur. Après avoir tant veillé au bonheur des autres, elle trouve enfin le courage d’ouvrir sa porte à Nino et de prendre son envol à ses côtés. Les deux amoureux quittent Montmartre sur la célèbre Motobécane AV88, cheveux au vent, le cœur léger.

J’ai souhaité traduire ce sentiment de liberté à travers une composition végétale plus épurée et lumineuse. Les Gaura lindheimeri, Stipa tenuifolia, Gypsophila paniculata, Cerastium tomentosum, Lamium maculatum ‘White Nancy’, Veronica spicata ‘Alba’, Anemone × hybrida ‘Honorine Jobert’ et Muhlenbergia capillaris accompagnent le mouvement du vent et apportent une impression de douceur et de légèreté.

Au bout du chemin, une porte rouge marque la dernière étape du parcours. Comme dans le film, elle symbolise le passage vers une nouvelle vie. Avant de la franchir, le visiteur est invité à compléter quelques proverbes célèbres, clin d’œil à l’une des scènes emblématiques d’Amélie.

La visite s’achève ainsi sur une note d’espoir, de liberté et de bonheur retrouvé.

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Émotion recherchée : Oser ouvrir la porte de ses rêves et accueillir le bonheur lorsqu’il se présente.

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L'Élan du Bonheur

« Voilà, ma petite Amélie. Vous n’avez pas des os en verre, vous pouvez vous cogner à la vie. Si vous laissez passer cette chance, alors avec le temps, c’est votre cœur qui va devenir aussi sec et cassant que mon squelette. Alors, allez-y ! Nom d’un chien ! »

Le Chantier

Une aventure humaine… et beaucoup d’humour !

Le dimanche 29 mars 2026, deux véhicules chargés comme des mulets ont pris la route en direction de Chaumont-sur-Loire. À leur bord : toute la décoration du jardin — arches, nains (bien sûr !), cloches, chaises, cagettes, billots de bois, panneaux, la célèbre porte rouge, la Motobécane AV88 — sans oublier les outils, le matériel… et surtout une équipe formidable prête à relever ce défi un peu fou.

J’étais accompagnée de Christine, artiste et amie de longue date, de Ñaño, élagueur-jardinier et fidèle collaborateur dans la réalisation de mes jardins, de Matthieu, ami et collaborateur aux multiples talents, ainsi que d’Evan, étudiant en première année de BTS Aménagements paysagers.

Dès notre arrivée, nous avons été accueillis comme de véritables châtelains. Logés dans les dépendances du château, nourris au restaurant du Domaine par un chef cuisinier hors pair et entourés d’équipes toujours disponibles, souriantes et bienveillantes… tout était réuni pour que nous puissions nous consacrer pleinement au montage du jardin. Je garde un souvenir particulièrement chaleureux de toutes les personnes qui nous ont accompagnés durant cette semaine.

Le lundi matin, à 8 heures précises, le chantier commençait.

En découvrant la parcelle, une bonne surprise nous attendait : toute la préparation du terrain avait déjà été réalisée par les équipes du Domaine. Un gain de temps précieux qui nous a permis d’entrer immédiatement dans le vif du sujet.

Les végétaux avaient été livrés directement sur place, tandis que toute la décoration avait été soigneusement préparée plusieurs semaines auparavant au Pays basque puis chargée dans le camion de Ñaño. Chaque objet, chaque vis, chaque outil avait été anticipé. Une organisation presque militaire… au point que Christine m’a lancé, en riant :

« Tu es tellement bien organisée que nous n’avons même pas eu besoin de mettre une seule fois les pieds dans un magasin de bricolage ! »

J’avoue… j’en étais assez fière !

Le chantier suivait exactement le déroulement imaginé sur les plans.

Nous avons commencé par enrichir le sol avant de matérialiser les six tableaux à la bombe de chantier. Puis sont venus les éléments de décoration, le mobilier, les billots de bois et tous les objets emblématiques du film. Chacun trouvait naturellement sa place, à l’exception de la porte rouge, volontairement installée en toute fin de chantier afin de ne pas gêner notre progression.

Une fois le décor en place, les végétaux ont pris le relais. Pendant que je positionnais chaque plante selon le plan de plantation, chacun travaillait dans son tableau afin d’éviter de se marcher dessus. Je supervisais les plantations, corrigeais les derniers détails, tandis que les déchets verts étaient évacués au fur et à mesure. Cette organisation nous a permis d’avancer avec une efficacité remarquable.

En seulement trois jours, l’essentiel du jardin était terminé.

La quatrième journée fut consacrée aux finitions : installation de l’enceinte diffusant la musique de Yann Tiersen, nettoyage de la décoration, arrosage des végétaux, pose des étiquettes botaniques, vérification des moindres détails… jusqu’à cette soirée passée à annoter, une à une, les trente étiquettes des végétaux emblématiques du jardin.

Lorsque je regarde ces photos aujourd’hui, je mesure le chemin parcouru.

Des mois de réflexion, des centaines d’heures de conception… puis, soudain, ce jardin qui existait enfin devant nous.

J’ai adoré chaque instant de cette semaine. Le défi était immense, les journées longues, mais quelle aventure humaine ! Superviser ce chantier, participer moi-même à chaque étape, voir chacun mettre son énergie au service d’un projet commun… c’est sans aucun doute l’un des plus beaux souvenirs de ma vie professionnelle.

Et si vous trouvez ces photos particulièrement réussies, c’est grâce au regard de Christine, qui a immortalisé chaque étape du chantier et m’a également accompagnée lors de l’inauguration. Sans elle, il manquerait aujourd’hui une partie de la mémoire de cette aventure.

En refermant ce chapitre, je réalise que les jardins ne se construisent jamais seuls. Derrière chaque massif, chaque objet, chaque détail, il y a des heures de travail, des éclats de rire, des coups de fatigue, beaucoup de passion… et surtout une équipe sans laquelle cette aventure n’aurait jamais vu le jour.

Alors simplement… merci. Merci à vous, mes amis.

Ce jardin porte mon nom, mais il restera toujours un peu le nôtre.

Visionner le montage du Fabuleux Jardin d’Amélie Poulain en 24 secondes !